Le hangar de la corne de brume


Le hangar de la corne de brume présente une partie des systèmes installés en 1903, en plus d'expliquer le fonctionnement des systèmes plus anciens et plus récents.

Lorsque la lumière ne peut se propager à une distance suffisante en raison de mauvaises conditions atmosphériques, un signal sonore se doit de suppléer au signal lumineux qu'émet un phare. C'est ainsi que dans ses débuts, le site de Pointe-au-Père avait été doté d'un canon qui, lorsque les conditions de visibilité le nécessitaient, était chargé de poudre par le gardien du phare de façon à lancer une détonation à toutes les demi-heures. Par la suite, ce canon avait été remplacé par un signal à bombes explosives (1894-1903), émit toutes les 20 minutes.



Au printemps de 1903, le signal de brume à bombes explosives était remplacé par une sirène d'Écosse, une invention britannique de la fin du XIXe siècle. Un hangar fut alors érigé à environ 120 mètres (400 pieds) au nord-est du phare, dans le but d'abriter le criard à brume. Le cornet du signal sonore était situé à l'extérieur du hangar et surplombait la marée haute de 5,5 mètres (17 pieds), le cornet était monté sur un système de rails en demi-cercle qui lui permettait d'être orienté selon la direction des vents afin de bénéficier d'un maximum de rendement.



L'année suivante, en 1904, cette sirène était remplacée par un diaphone, appareil opéré par un ingénieur des signaux à brume. Un manufacturier torontois avait nouvellement inventé le diaphone en faisant subir des modifications à la sirène d'Écosse. Cette dernière fonctionnait à l'aide d'un cylindre rotatif alors que le diaphone employait un piston alternatif. Ce piston était mis en action par un jet d'air comprimé. L'air était comprimé grâce à un moteur à essence et emmagasiné dans trois réservoirs d'imposantes dimensions. La source d'énergie, l'admission et le cornet étaient les mêmes pour les deux appareils. Le diaphone émettait un message sonore continu composé d'un son d'une durée de trois secondes, suivi d'une pause (silence) de trois secondes, d'un autre son de trois secondes et enfin, d'une autre pause de 51 secondes. Dans un effort pour améliorer la portée du signal, on essaya différentes façons de monter le cornet. Celui-ci se retrouva sur le toit de l'édifice, puis au sommet d'une petite tour. Enfin, il fut installé au sommet du phare. Un tuyau, enfoui sous terre, y acheminait l'air comprimé des réservoirs.



En 1972, Transports Canada, poursuivant sa politique d'automatisation des aides à la navigation, décida de désaffecter le diaphone de Pointe-au-Père. Un sifflet à brume électronique d'une puissance moindre que celle du diaphone vint alors le remplacer et fut utilisé jusqu'au printemps 1996.












Télécharger notre dépliant 2010
en format pdf
   Copyright © 2009 PQM.net et SHMP