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La station de pilotage
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La pratique du pilotage sur le Saint-Laurent a été instituée aux premier temps de la colonisation. C'est Abraham Martin qui fut le premier à être nommé "pilote royal en ce pays" en 1646.
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Les pilotes
Sur le Saint-Laurent, les conditions de navigation étant des plus difficiles, la présence de pilotes demeure impérative. Le nombre de ces professionnels qualifiés qui assistent les capitaines dans les manoeuvres et la conduite des navires augmentait considérablement au début du XIXe siècle, alors que le commerce océanique s'intensifiait sur le Saint-Laurent. En raison de sa pointe avancée dans le fleuve, Pointe-au-Père était alors considéré comme un lieu privilégié pour l'observation des navires montants et de nombreux pilotes choisirent de s'y établir bien que le poste officiel de pilotage fut, depuis 1762, situé au Bic.
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 Euréka |
En 1860, les armateurs se voyaient reconnaître le droit de choisir leurs pilotes par la loi instaurant la Corporation des pilotes du Saint-Laurent. Ainsi, la "Montreal Ocean Steamship Company", première grande ligne de navigation canadienne, pouvait se réserver quatre pilotes dispensés de tout autre service de pilotage.
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 Jalobert |
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Cette loi ne reconnaissait pourtant qu'une situation de fait, car les pilotes de cette ligne étaient déjà établis à Pointe-au-Père depuis quelques années comme le prouve l'érection du premier phare de Pointe-au-Père par cette compagnie un an auparavant.
Au tournant du siècle, l'autorité du pilotage fut soumise aux pressions des armateurs visant à obtenir un meilleur service à la Pointe-au-Père. Comme le site s'affirmait depuis déjà plusieurs années en tant que premier poste de pilotage dans l'estuaire, en 1905, sous les pressions répétées des propriétaires de compagnie de navigation, la station officielle de pilotage fut transférée du Bic à Pointe-au-Père.
En 1923, la station de pilotage de Pointe-au-Père prenait encore de l'importance avec l'avènement de la station avancée de la quarantaine de Grosse-Isle. Aussi, le Jalobert, navire du nom du premier pilote à remonter le Saint-Laurent prenait la relève de l'Eurêka. Affecté au pilotage, il fut à partir de 1924, secondé par un petit navire, l'Abraham-Martin, ainsi nommé en souvenir du premier pilote commercial du Saint-Laurent.
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Au printemps 1906, les pilotes étaient concentrés à Pointe-au-Père et l'Eurêka, un petit bateau en acier, était employé au service du pilotage.
En 1935, le Citadelle, un vapeur de 430 tonnes construit à Lévis trois ans plus tôt, vint remplacer le Jalobert. En 1946, il était secondé par l'Abraham-Martin II. dernier bateau-pilote en fonction à Pointe-au-Père. À l'automne de 1959, il quittait définitivement le site. Au printemps suivant, il reprenait son service aux Escoumins sur la rive nord, où la station de pilotage venait d'être déménagée vu le gonflement du trafic et les pressions des armateurs.
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 Abraham-Martin II
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 Citadelle
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